Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /2008 00:37
Vous bloguez, nous blogons.... je blogue.

A partir de demain suivez mes coups :

* de coeur,
* de blues,
* d'indignation,
* d'émotion,
* de colère,
* d'étonnement

Si vous voulez me proposer d'autres "coups", n'hésitez pas.

Pour voir "d'où" on vous parle : link


Par Gracchus
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 07:25
La vie commence par un énorme coup de lumière !













Ce matin Antibes se printanise et notre vieux soleil se lève sur la mer.
Jamais aucune machinerie technicolore ne rendra la magesté de l'Astre aussi nourricier que la terre.

Cette fois encore l'aube, la saison, l'heure, le pays jouent leur partition  dans "Premier matin du monde" !


L'astre se lève, sourit et propose en silence ses splendeurs :






















Par Gracchus
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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /2008 02:07
Certains coups de gueule peuvent être bien silencieux.
L'observation des formes d'un corps est un bien doux passe-temps ; que dire de celui permettant d'observer plusieurs formes de langage !
Le théâtre du pixel rarement très formatif, ici  on peut choisir son scanner. Lequel cause vrai ? Qui s'en tire le mieux ?

Sarkozy : un an après - Le Figaro
<p>Brice Teinturier, directeur de TNS SOFRES, et Judith Waintraub, journaliste politique au Figaro, analysent la première année de mandat de Nicolas Sarkozy et son impopularité.</p>
Par Gracchus
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Dimanche 11 mai 2008 7 11 /05 /2008 19:30
Pensez-vous que  l'Europe puisse toujours être une (mère) porteuse d'un projet, en particulier social ?

Les "gens", comme tout le monde le dit maintenant ( ceux CAC 40, les politiques, et les classes moyennes Yaca, Yfo, Tusai), pensent petit parce que leur idéal est de maintenir leur niveau de vie confortissime.


Nous pouvons compter sur chacun de ces acteurs de l'avenir, pour poursuivre la politique de l'hyper-président qu'ils ont portée tous ensemble aux "responsabilités" !

Avec ce nouvel animal politique - qu'ils n'avaient pas encore essayé -, ils pensaient régler (enfin) tous les problèmes du monde des riches d'un coup de baguette magique. Et c'est cette solution qui est devenu en peu de temps LE problème ; leur problème.

Quand les peuples perdent la mémoire, l'esprit de justice et ignorent l'égalité pour tous, comment espérer de l'avenir ?






Certains citoyens, qui  n'attendent plus rien de la politique des marques, des promesses publicitaires, des solutions pré-électorales, de tous les -isme et de leurs avatars : concurrence, compétitivité et innovation ... pensent qu'il est encore possible de s'entre ouvrir un peu la tête  (allez voir à):

http://www.rue89.com/2008/05/10/gilles-clement-le-grenelle-est-un-crime.link

ou encore le site de Gilles Clément   link

A partir de quelques projets, comme celui de ce jardin planétaire, tentons d'établir ensemble leur liste  .... avant le choc contre le mur.
Par Gracchus
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /2008 11:11
Lu ce matin au réveil ! Vous pouvez vérifiez : link

Voici le courriel envoyé au découvreur de cet aspect "dramatique"  de notre vie quotidienne, et pour me remettre de cette nouvelle qui va passer inaperçue :


Monsieur le Sénateur,

Votre très important et très sensible travail sur l'ISF arrive au bon moment et peut permettre de développer plusieurs questions.

Que représentent ces 2,8 milliards d'euros ? Cette somme est-elle si importante ?
Si la comparaison est rarement raison, comparons cependant cette masse de capitaux avec par exemple la masse des capitaux  échangés en une seule journée à la Bourse de Paris. Leur importance est-elle alors faible ou forte ?

Mais votre travail apporte un éclairage beaucoup plus cru sur la question ultra sensible de l'impôt.  En ces temps de crise de l'énergie, de l'ensemble des matières premières et des idéologies, ce terrain est particulièrement sensible pour tous les citoyens. Ce qu'ils perçoivent comme l'inégalité des taxes leur cache  l'importance de l'impôt. Cette peur les conduit alors à imaginer toute une série de mesures de défense. Tel s'installe dans fraude, tel autre adhère à un groupe de pression ou a recours à des pratiques de  lobbying, ou bien encore tente de compenser ce qu'il ressent comme une injustice en demandant avec plus ou moins de force ou de discrétion des subventions pour retrouver une "égalité" mise à mal aujourd'hui dans monde globalement et brutalement soumis à la loi de l'offre et de la demande. Ce contexte conduit à se poser la question : A quoi sert l'impôt ?

L'impôt n'a jamais eu bonne presse. C'est dommage, car ceci empoisonne la vie sociale, la vie économique, la vie politique, l'éducabilité de toutes les classes d'âge dans notre pays.  Chaque catégorie n'aspire plus qu'à l'exonération fiscale. Le moment est sans doute venu de réhabiliter l'impôt. Tout doute sur l'impôt conduit tôt ou tard à un dépérissement de l'Etat, voire même de notre République.
 
Vous mettez le doigt sur le problème que nous pose, à nous qui restons,  la fuite de ces contribuables. Si un tel départ n'est sans doute pas nouveau, il ressemble fort à l'amorce d'un phénomène économique identique et au rebours de celui qui  conduit d'autres hommes à vouloir venir dans notre pays.  Cette émigration devrait être lue en face du phénomène de l'immigration.

A tort ou à raison nous mettons beaucoup de soins à nous protéger de ce qui représente un risque extérieur pour notre société. Pourquoi refusons  nous de  mettre les deux phénomènes sur le même pied ?  Le départ de certains contribuables constitue aujourd'hui pour notre collectivité un nouveau risque venant, lui, de l'intérieur même de notre pays. Pourquoi la loi ne s'applique-t-elle pas à tous de la même façon ?

Etre ou ne pas être  citoyens français dans une Europe qui affirme garantir la libre circulation des citoyens, des biens, des idées, qu'est-ce que cela veut dire  ? Lors de la composition du gouvernement un nouveau ministère ( Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire ) est apparu pour poser,  semble-t-il, le problème de la nationalité, de ses droits et de ses devoirs.   Pourquoi ne pas traiter aussi le problème du départ de ces contribuables par rapport au concept d'identité nationale et ce de la même façon exemplaire ? La France s'accorde le pouvoir de réguler les flux de sa population, d'accorder ou de refuser la nationalité française, de protéger ses citoyens et de veiller au respect de leurs droits et aussi de ce qui représente les avantages à être et demeurer français. Pourquoi maintenir toutes ces garanties à ceux qui partent ?

En ces temps communicationnels, le terme de "déchéance" est sans doute inadéquat, et d'autres mots devraient être recherchés, mais il est certain que ceux qui font le choix de partir doivent laisser un petit quelque chose en nous quittant. L'armée, pour assurer l'unité de ses troupes, a des procédures strictes pour traiter les fuyards et récompenser ses héros. Nos modernes et nomades contribuables, qui vont et viennent en fonctions de leurs humeurs ou de leurs sentiments, ne demandent pratiquement jamais la nationalité du pays qu'il choissent dans leur fuite. Ils deviennent ainsi les champions toute catégories de l'avantage. Ils serait normal et sain qu'ils prennent un risque égal à celui qu'ils font courir à ceux qui restent par force ou par raison, et notre droit de la nationalité devrait donc  être plus précis sur le retrait de la nationalité. Ou  bien alors ne faudrait-il pas que les pays européens envisagent  de revenir sur leur dogme de la concurrence, et envisagent de mieux unifier l'ensemble de leurs politiques fiscales et sociales ?

Je vous accorde qu'en l'état de nos institutions et de nos idées , ces diverses approches comportent une forte part d'utopie qui  a peu de chance d'agir sur le malade. Alors que faire ? Pour être moins drastique, est-il pour autant possible de conduire une réelle réforme fiscale, claire, juste et profonde dans un pays qui, contrairement aux idées reçues, est dur au labeur et reste en attente d'un peu d'employabilité durable ? Mais quel chantier !

En espérant ne pas vous avoir trop ennuyé, je vous prie d’agréer, Monsieur Le Sénateur, l’expression de ma considération la plus distinguée.






Par Gracchus
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /2008 15:28

40 ans que les majorités d'un jour jouent à oublier ou à condamner Mai 68.
40 ans que les bons apôtres font de cet événement le bouc émissaire de leurs actes prédateurs, accapareurs, dépensiers, financiers.
40 ans qu'ils poursuivent avec constance et entêtement la destruction des valeurs, des paysages, des cultures.
40 ans qu'ils massifient les goûts, les couleurs, les opinions.
40 ans de massive massification des masses.
40 ans de politique consumériste.
40 ans de marques.
40 ans de soldes.
40 ans de publicité.
400 ans de colonisation planétaire.
400 ans de surchauffe de la marmite Terre !

Voilà venu le temps d'agir et d'enrichir sa pensée.

Quelques chemins de travers pour décoloniser nos sources, pour voir autrement :

1 -> Rafraîchissement neuronal, rappel d'un petit mot clef... :
 Définitions ( http://www.patrimoine-de-france.org/mots/mots-acade-19-9031.html link

2 -> Retrouver l'un des premiers "people" a avoir lancé la mode :
Un beau blond fondateur  ( http://www.liberation.fr/transversales/grandsangles/214213.FR.php )    link

3 -> Se rappeler du premier analyste du phénomène :
Le nègre de Surinam  ( http://odautrey.free.fr/Surinam.htmlink

4 -> Faire jouer la mémoire pour revisiter avec des "pères-lucides" ce qui nous pousse vers la sortie :


Pour revisiter un phénomène devenu planétaire.


Un phénomène insu que nous avons exporté durant 4 siècles.


Un phénomène occulté par la galopante globalisation.


Un phénomène qui nous revient 4 siècles plus tard.


 Un phénomène invisible revenu occuper tous nos jours et toutes nos nuits.


Un phénomène qui grignote à leur insu et la planète et toutes les consciences humaines.


Un phénomène qui se joue de toutes nos barrières.



-> Première relecture :
Aimé CESAIRE  (http://www.alterinfo.net/Discours-sur-le-colonialisme,-Un-livre-immortel-de-Aime-Cesaire_a18883.html )   link

-> Deuxième relecture :
Albert MEMMI
( http://www.acontresens.com/livres/41.html )    link

5 -> L'ultime victime du phénomène ;  il faut relire ce témoignage qui rappelle ce que nous avons osé été capables de détruire ; il faut comprendre à travers ce récit symbolique ce qui nous attend : 
ISHI
( http://www.angelfire.com/sk/syukhtun/Ishi.htmllink



 6-> Colonisation des consciences, colonisation générale, la nouvelle frontière de notre civilisation ; comment nous voici devenus nos propres indigènes  :
La plublicité déchet culturel
 ( http://www.com.ulaval.ca/cossette/pubdechet/ )  
link

7 - Un grand chantier nous appartient ... Qui osera levez maintenant la plaque ?
Par Gracchus
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Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /2008 11:39
OUF !
Amis Irlandais, pour de bonnes ou de moins mauvaises raisons, vous venez de rejoindre les français. Buvons  ensemble !





Nombreux sont les exécrateurs, innombrables sont les bonnes âmes criant à la catastrophe.

Au moins, rien ne se sera donc déroulé selon le scénario prévu.
Tous les peuples ne sont donc pas repus.
Sacrés irlandais qui mordent ingratement la main qui les a nourris !
Quel scandale!
Encore un pays rétrograde, non démocratique, qui ose s'avancer en dehors des clous posés par les Commissionnaires-Commissaires. Votre acharnement mes amis obscurs du septentrion vous avez refusé de croire à l'avènement miraculeux de la seconde zone de libre marché et de consummation des richesses communes de la Terre.
Vous allez être punis par tous les libéroatlantistes.

Vous avez dit Non, et vous prouvez que les peuples, malgré toutes les carottes tendues, ne sont pas des ânes !
Vous avez dit Non, et les marchands devront encore trouver de nouvelles astuces pour écraser les infâmes que nous sommes !

Face à tous les moyens, à toutes les ruses, à toutes les pressions mobilisées par ceux qui nous guident  :



boursiers,
courtiers,
financiers,
gestionnaires,


publicitaires,
vicaires,
sicaires,
rombières, vous avez dit Non !

Face aux multiples leurres, face aux innombrables promesses, votre scrutin irlandais a dit Non. 
Malgré ses ambiguïtés, votre choix indique pourtant que le meccano européen est clairement  vécu maintenant  comme un modèle de dé-construction des cultures européennes.
Cette fausse "constitution", devenue un vrai/faux "traité simplifié", n'est qu'une rature de trop sur la charte des valeurs et de l'utopie fondatrice de l'Europe.
L'élargissement  a été refusé parce que forcé, mais aussi parce que les choix anti-humains qu'il contient poussent les peuples de l'Europe dans la nasse de l'absurde.

Les Pères Ubu de la Commission sont restés sourds, aveugles et bavards.  Et ils s'étonnent de votre choix !

Avec de nombreux  libres-citoyens européens, vous refusez la marchandise et son bel emballage juridico-complexe,

car vous refusez de perdre notre mémoire commune.

Quels sont donc les réels avantages de cet pacte opaque pour l'avenir ?
Que nous apporte la course-quête obligatoire et permanente à la consommation  imposée par nos Commissaires-du-peuple consuméristes ?

Vous avez compris confusément, comme tous les "nonistes" de France, que ce nouveau texte fondateur nous encourageait  à toujours plus de compétitivité, toujours plus de flexibilité, toujours plus de précarité, encore plus d'insécurité.

Vous avez compris confusément, comme tous les "nonistes" de France,  que la nouvelle organisation politique  accélérerait l'épuisement, sans vergogne et sans compter, de quantités toujours plus massives de ressources naturelles, religieuses, rationnelles, intellectuelles, culturelles. Que la gratuité de nos ressources  était  épuisables, et qu'il était juste temps d'entrer dans le XXI ème siècle ! De penser enfin l'Egalité !
Trop d'hommes providentiels ont déjà promis aux peuples européens qu'une "nouvelle" Europe serait plus juste, plus transparente, vraiment vivable. Apollon ou Prométhé ? Il faudra bien que tous nous choisissions un jour...



 Voici quelques blogs à partager :
  Maurice DARMON  http://maurice-darmon.blogspot.com/index.html    link
  Caroline FOUREST  http://docs.google.com/View?docID=dhn87f8k_269hh8ftr=_latest#Fourest  link
  Rudy REICHSTADT   http://www.reichstadt.info/  link
  Dominique AUTIE   http://blog-dominique.autie.intexte.net/blogs/index.php/all?cat=16   link
Par Gracchus
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Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /2008 16:18
Un homme de mémoire, de culture, de poésie vient de mourir.     link

C'est dans le  "Monde" d'aujourd'hui.

Mario Rigoni Stern, l'italien d'Asiago n'écrira plus, ne témoignera plus, ne consolera plus.

Le vieux sage est maintenant retourné à la nature, cette simple nature avec laquelle il avait fait un pacte de vie.




" Inutile de ne pas penser, de ne pas regarder : c'était toujours pareil. Ces matins de l'automne finissant, toujours semblables et toujours nouveaux : les sommets lointains avec la neige et le soleil, la forêt froide et, dans l'ombre, la vallée en bas avec ses
 pâturages couverts de gelée blanche lumineuse, les mélèzes jaunes et tordus sur les éperons rocheux, les abois des chiens au loin et le chant précipité et bref des oiseaux de passage, la fumée de la cigarette et tout le reste alentour, avec lui, bien à sa place. Et lui-même plus patron que tous les patrons du monde mis ensemble ; car personne, pas même lui, ne commandait, mais toute chose était sienne parce que la terre, l'air, l'eau ne se connaissent pas de maître, mais appartiennent à tous les hommes, ou mieux encore à ceux d'entre eux qui savent se faire terre, air, eau et se découvrir partie de toute la création. C'est aussi pour cela qu'il était revenu, qu'il reviendrait encore et toujours et qu'il vivrait ainsi jusqu'à ce que la terre le réclame ; il ne craignait pas la mort et ne l'avait jamais défiée...." 
(La Chasse aux coqs de bruyère- 10/18)


Chaque arbre,
chaque abeille,
chacun de ses compagnons est devenu orphelin.

Nous ne bénificierons plus de sa sagesse, de sa bonté, de sa paix.
Ceux qui l'ignorait ont le temps de maintenant s'atteler à ses livres, ceux qui l'on aimé vont les atteler au cortège de nos fondations humaines.
Par Gracchus
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Mercredi 20 août 2008 3 20 /08 /2008 18:19



Rien de change.


 "Vivre, c'est une chute horizontale" disait Jean Cocteau.


Aujourd'hui, Afghanistan, Pakistan, Irak, Canaries, Géorgie ... l'actualité nous rappelle que la mort y rôde parce que nous y sommes, et que nous en escomptons diverses plus-values.

Durant plus de trois siècles marins, militaires, commerçants, administrateurs, missionnaires, marchandises se sont jetés sur les pays extra-européens pour les dépecer et  nous s'enrichir.

Aujourd'hui, les portes du sens, sont de plus en plus délabrées, mais elles restent toujours aussi closes.




Deux documents rappelent que nous restons les champions du monde des olympiades de la colonisation du monde et de tout ce qui va avec  :

18 ème siècle



19 ème siècle


Alors, il faut lire, relire, inlassablement relire encore :
























Notre conscience, notre devenir , nos vacances  sont au prix de ce petit effort.








Par Gracchus
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Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /2008 12:58

"ZEUGMA"


Un livre paraît, et il serait triste de passer juste à côté de la joie et du pont.

Marc-Alain OUAKNIN publie au Seuil (je n'invente rien!) ZEUGMA.
Art éblouissant du tissage des sens,
Ouaknin est le jardinier paysagiste de ce monde.



 
La langue est notre refuge ultime.

La langue est notre seule mémoire. La langue est notre unique avenir.

Autrefois elle était là ; demain elle sera toujours présente .

Le pont n'est pas le barrage ; et ce livre, CE "Zeugma", est bien comme :

 "une hache  qui brise la mer qui est gelée en nous" (Kafka).





Passer par ce livre, c'est suivre un explorateur-sourcier des pôles magnétiques du langage ; c'est  se laisser aller au tangage des sens ; c'est se remplir les bagages ; c'est faire tourner la sphère de l'humain ; c'est comprendre du cosmique ; c'est accéder au partage du mystère des archéologies ; c'est vivre le mariage de l'archéologie de nos mystères.

Ouaknin est une cheville qui amène dans nos vie l'immense jubilation du savoir.



Que ta promenade langagière commence.

Marcheur ! entre dans un voyage magique et jubilatoire, renouvelle ton pas et ton chemin.  

Tu pourras aussi retrouver M-A Ouaknin sur la grande toile :

http://www.monumenta.com/2007/index.php?option=com_content&task=view&id=215&Itemid=9 link

Mais ceci sera, comme dans le conte, une autre face de l'histoire.


"...
Ils vendangent, ils pressurent le vin,

ils écrasent le temps comme leur oeil,
mettent en cave ce qui perle, le pleuré,
dans la tombe solaire qu'ils équipent
à main forte de nuit :
afin qu'une bouche, plus tard, ait soif de cela -
une bouche tardive,
qui ressemble à la leur :
retordue contre de l'aveugle et gourde -
une bouche vers qui monte des profondeurs la mousse du
breuvage, tandis      
que le ciel dévale dans la mer cireuse,
pour luire de très loin, malingre lumignon,
quand enfin se mouille la lèvre."
Les vignerons - Paul CELAN
Choix de poèmes
Poésie/Gallimard - 1998 - p.117














Par Gracchus
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